Vacances sur la Seine

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giovedì 8 ottobre 2015

IV A Liceo Virgilio: le subjonctif


EMPLOI DU MODE SUBJONCTIF





COMMANDEMENT


Le subjonctif présent, à la 3e personne du singulier ou du pluriel, peut exprimer un commandement.


Qu’ils finissent leur travail s’ils veulent sortir !


Qu’on m’apporte ce livre !



SOUHAIT OU DÉSIR

Le subjonctif, dans une proposition indépendante, peut exprimer un souhait ou un désir.

Si elle veut partir, qu’elle parte !


Que Dieu vous bénisse !


Honni soit qui mal y pense !


Ainsi soit-il !


Vive la reine !



INDIGNATION OU ÉTONNEMENT

Le subjonctif, dans une proposition indépendante, peut exprimer l’indignation ou l’étonnement.
Moi, que j’aie fait une chose pareille ? Jamais !
Moi, que je fasse une chose pareille ? Jamais !



LE SUBJONCTIF APRÈS CERTAINS VERBES


Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée si le verbe de la principale exprime le doute, l’improbabilité, la volonté, le désir, la défense, la nécessité, la possibilité, l’impossibilité ou un sentiment.

Voici quelques-uns de ces verbes ou expressions :

aimer que
apprécier que
attendre que

consentir à ce que
défendre que
désirer que

douter que
être content que
être désolé que

être étonné que
être fâché que
être furieux que

être heureux que
être ravi que
être surpris que

être triste que
exiger que
il convient que

il est bon que
il est dommage que
il est douteux que

il est essentiel que
il est important que
il est impossible que

il est improbable que
il est juste que
il est nécessaire que

il est obligatoire que
il est peu probable que
il est rare que

il est possible que
il est préférable que
il est utile que

il est regrettable que
il est temps que
il semble que

il faut que
il ne faut pas que
interdire que

il suffit que
il vaut mieux que
recommander que

ordonner que
proposer que
s’opposer à ce que

refuser que
s’attendre à ce que
vouloir que

souhaiter que
tenir à ce que
etc.
Je doute que vous arriviez à temps.
Il semble que la situation ait empiré.
Il est peu probable que je puisse y aller.
Je veux que vous écoutiez.
Il ordonne que le travail soit fait.
J’attends que vous répondiez.
T’attends-tu à ce que je te le dise ?
Nous souhaitons que tu réussisses.
Il défend qu’on salisse le plancher.
Elle s’oppose à ce que l’on boive ici.
Il tient à ce que vous veniez.
Je suis content que vous soyez venu.
Tout le monde s’étonne qu’il veuille partir.
Nous craignons qu’il ne finisse par se lasser.
Je regrette que vous ayez mal compris.
J’aime mieux que vous le lui disiez vous-même.
Il ne faut pas que tu partes.
Ce n’est pas la peine que vous lui téléphoniez.
Il suffit que tu remplisses cette feuille.
Il se peut (il est possible) qu’elle ait oublié la date.
Il nie que les choses se soient passées ainsi.
Il est dommage que vous n’alliez pas en vacances cet été.
Il convient que tu l’appelles.
Il vaut mieux que nous restions à la maison.
Il serait bon que tu la revoies.
Il est temps que vous preniez une décision.
Il est important que tu t’en souviennes.
Il faut (il est nécessaire, indispensable) qu’il puisse compter sur vous.
J’aimerais (apprécierais) que vous m’aidiez.


ESPÉRER ET SOUHAITER

Le verbe espérer (to hope) demande l’indicatif, mais le verbesouhaiter (to wish) demande le subjonctif.
J’espère que vous viendrez.
Je souhaite que vous veniez.


LE SUBJONCTIF APRÈS
CERTAINES CONJONCTIONS

Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée après certaines conjonctions.

à condition que
de peur que
pourvu que

à moins que
de sorte que
que … ou

à supposer que
en attendant que
qui que

afin que
jusqu’à ce que
quoi que

avant que
malgré que
quoique

bien que
non pas que
sans que

ce n’est pas que
non point que
si … et que

de crainte que
non que
soit que… soit que…

de façon que
où que
etc.

de manière que
pour que


Il fait tout pour qu’elle soit heureuse.

Il s’est caché de peur qu’elle ne le voie.

Dites-le-leur de sorte qu’ils soient avertis.

Nous irons demain, à moins qu’il ne pleuve.

Il est parti sans qu’on s’en aperçoive.

Vous y arriverez pourvu que vous travailliez.

Si vous êtes malade et que vous ne puissiez pas venir, téléphonez-moi.

Dites-le-leur avant qu’il (ne) parte.

Je poserai la question jusqu’à ce que vous répondiez.

En attendant que tu reviennes, je préparerai le repas.

Quoiqu’il ait fait de son mieux, il n’a pas réussi.

Cela ira bien, à condition qu’il soit là.

Ce n’est pas qu’il soit avare, mais il a peur de gaspiller.

Il n’a pas voté, soit qu’il ait oublié de le faire, soit qu’il n’ait pas pu choisir de candidat.

Ils sont heureux où qu’ils soient.

Nous ferons ce pique-nique, qu’il fasse beau ou non.


LE SUBJONCTIF DANS LES RELATIVES

Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée relative si l’antécédent du pronom relatif est un superlatif ou les mots le premierle seulle dernier, pour exprimer l’incertitude.
Ce sont les seules fautes que j’aie vues.
(je n’ai pas trouvé d’autres fautes que celles-ci, mais il y en a peut-être d’autres)
Ce sont les seules fautes que j’ai vues.
(voilà les seules fautes que j’ai vues)
C’est le plus beau musée que j’aie visité.
(à mon avis, je n’ai jamais visité un musée plus beau)
C’est le plus beau musée que j’ai visité.
(j’ai visité le musée qui est le plus beau)
Je cherche un étudiant qui soit parfaitement bilingue.
(je souhaite qu’il y ait un tel étudiant, et je cherche)
Je cherche un étudiant qui est parfaitement bilingue.
(je sais qu’il y a un tel étudiant, et je le cherche)


VERBES DE PENSÉE ET DE DÉCLARATION
À LA FORME NÉGATIVE OU INTERROGATIVE

Le subjonctif peut s’employer dans la subordonnée après les verbes de pensée et de déclaration à la forme négative ou interrogative.
Cependant, si l’on veut insister sur la réalité du fait plus que sur le doute, on emploie l’indicatif.
Je ne crois pas que ce soit là le plus court chemin.
(à mon avis, ce n’est pas le plus court chemin)
Il ne croit pas que c’est le plus court chemin.
(je suis certain que c’est le plus court chemin, mais il pense que non)

mercoledì 25 febbraio 2015

L'Impressionnisme

L'impressionnisme 




L'impressionnisme est un courant de peinture française de la seconde moitié du xixe siècle. Il marque la rupture de l'art moderne avec l'académisme. L'impressionnisme est notamment caractérisé par une tendance à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes plutôt que l'aspect stable des choses.




Les impressionnistes ont eu une grande influence sur l'art de leur époque, la peinture bien sûr, mais aussi la littérature et la musique.

Un courant artistique innovant

Au milieu du xixe siècle, seuls sont acceptés du public et des spécialistes les sujets historiques ou religieux, réalisés avec détail et masquant le plus possible les traces du pinceau.

Avant l'impressionnisme


L’enseignement du dessin est bien structuré avec la copie des modèles de la sculpture antique (idéal de beauté). La couleur est peu enseignée.
Cette conception de la peinture va être bousculée par les travaux de jeunes peintres parisiens. Ils ne cherchent pas à peindre un objet, mais à reproduire les sensations, les impressions que leur donne cet objet; ces impressions peuvent varier selon les moments et les individus (un exemple caractéristique est donné par les multiples tableaux de Monet sur la cathédrale de Rouen). Influencés par le réalisme, ils privilégient les couleurs vives, les jeux de lumière et sont intéressés par les paysages ou les scènes de la vie de tous les jours.

Nouveauté de l'impressionnisme

Parmi eux, on compte notamment Claude Monet, Pierre Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro ou Paul Cézanne.
Malgré les désaccords des critiques, les artistes impressionnistes gagnent peu à peu l'acceptation du public vers 1890.

L’impressionnisme a beaucoup choqué à son apparition. En effet, le mouvement qui le précédait était le réalisme avec comme chef de fil Gustave Courbet. Il représentait la nature et les épisodes de la vie réelle, il dénonçait la misère des paysans en essayant de la représenter comme telle ce qui donnait des tableaux très réalistes.
A l'arrivée de l’impressionnisme en 1874, le public a tout de suite été choqué et a trouvé cette manière de peindre inacceptable. Il se plaignait de "l'affaiblissement de l'art", et regrettait Delacroix et Gericault, les artistes qui avaient brillé quelques années auparavant mais qui avaient pris leur retraite.
En effet, l’impressionnisme a pour but de capter l'instant présent et de le rendre comme le peintre le perçoit sur la toile. Les peintres impressionnistes plantent leur chevalet dehors pour peindre en plein air et représenter la nature à différents moments de la journée, ou bien des scènes de la vie de tous les jours qui représentent la joie de vivre et toujours avec cette impression de mouvement.
L’impressionnisme s'oppose donc au mouvement précédent : le réalisme et sa manière de représenter les sujets est révolutionnaire. En effet, les peintres utilisent des couleurs beaucoup plus vives sans les poser directement sur la toile mais en faisant des petites touches de peinture, ce qui donne un effet d'illusion. Les toiles paraissent inachevées et les sujets ainsi que leur vivacité choquent le public.
Beaucoup d'oeuvres ont été refusées dans les expositions officielles, mais Napoléon III décide de les exposer toutes au salon des refusés et de là, grâce à une toile de Claude Monet présente dans ce salon, "Impression soleil levant", naît l’impressionnisme.

Ce mouvement sera une révolution pour la peinture, et deviendra peu a peu très populaire, marquant l’histoire de l'art à jamais pour ces sujets qui saisissent le spectateur et la lumière des paysages qui l'éblouit.


Liste de grands peintres impressionnistes

mercoledì 28 gennaio 2015

L'Albatros

Charles Baudelaire

L'Albatros


Ce poème comporte quatre quatrains composés d'alexandrins avec des rimes croisées.



Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


 Per un facile riassunto della vita e delle opere di Baudelaire, clicca qui: Vita e opere di Baudelaire

Spleen et Idéal: Spleen et Idéal dans "Les Fleurs du Mal"

Bon travail!!! 

martedì 13 gennaio 2015

Les poètes maudits

V E


Les poètes maudits


Le « poète maudit » est un concept inventé par Paul Verlaine, dans son ouvrage “Les poètes maudits”, publié en 1884 et ensuite en 1888, qui est une biographie de six poètes: Tristan Corbière, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé, Marceline Desbordes-Valmore, Villiers de l’Isle-Adam et Pauvre Lelian (anagramme de Paul Verlaine lui-même) et un recueil de leurs poèmes.

 Dans cette oeuvre, le poète rend hommage au Parnasse français « décadent » qui marque la fin du Second Empire et les débuts de la Troisième République. Paul Verlaine, qui fréquentait personnellement ces auteurs, donne beaucoup d’anecdotes de première main.
La notion de poète maudit désigne en général un poète talentueux qui, incompris dès sa jeunesse, rejette les valeurs de la société, se conduit de manière provocante, dangereuse, asociale ou autodestructrice (en particulier avec la consommation d’alcool et de drogues), rédige des textes d’une lecture difficile et, en général, meurt avant que son génie soit reconnu.

D‘autres poètes (antérieurs ou postérieurs) seront par la suite considérés comme proches de cette attitude littéraire : François Villon, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Lautréamont, Antonin Artaud, John Keats, Edgar Allan Poe, voire même Jim Morrison.
La notion romantique de malédiction du poète apparaît déjà en 1832 dans l’ouvrage d’Alfred de Vigny (un poète romantique), “Stello” qui expose le problème des rapports entre poètes et société  et qui affirme que le Poète « appartient à la race toujours maudite par les puissances de la terre ». Le poète maudit est donc une figure mythique de la pensée du XIX° siècle, qui commence chez les romantiques avant d’être continué par le Parnasse  et surtout le symbolisme.

Les recueils les plus «représentatifs» de cette notion de poète maudit sont :

Romances sans paroles (1874) recueil de poèmes de Verlaine




Paul Verlaine
Ces poèmes ont été composés pour la plupart en 1872 et 1873; plusieurs se ressentent d’une influence de Rimbaud, auquel Verlaine emprunte des thèmes et des rythmes de chansons. Les impressions de voyage (Paysages belges) voisinent avec les vers lyriques des ” Ariettes oubliées “, où domine une immense tristesse (“il pleure dans mon cœur”). Si le terme ” romances ” évoque une chanson sur un thème sentimental, l’expression ” sans paroles ” désigne sans doute le refus du discours, la recherche d’une poésie presque ” au-delà des mots ” qui soit seulement chant de l’âme, respiration, murmure.



Une saison en enfer de Rimbaud (1873) recueil de poèmes en prose d’Arthur Rimbaud.
 Rédigé en juillet 1873 après une période de crise dans la vie du poète — l’accident de Bruxelles avec Verlaine et le retour à Roche dans la ferme familiale — à partir d’une ébauche commencée quelques mois auparavant. Chant païen halluciné, le poème est aussi une profession de foi, marquée par la quête du salut, les déceptions sentimentales et artistiques, et un réquisitoire contre la civilisation occidentale et ses valeurs. Une saison en Enfer reste dans l’histoire de la littérature une œuvre fondatrice.

 Vie et oeuvres d’Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud


Il nait le 20 octobre 1854 à Charleville dans les Ardennes. Son père est un militaire toujours absent. Sa mère dévote et austère élève seule ses quatre enfants. Arthur Rimbaud est un enfant doué et précoce. Dès son enfance, il étonne ses maîtres par son intelligence brillante, et ses dons pour l’étude, mais aussi par son caractère fantasque et instable. À huit ans, il écrit. Il saute des classes. En 1861, ses parents se séparent et il va se lier avec les gamins des rues. Il est capable, à 14 ans, de rédiger en latin un poème de 60 vers.
En 1870, George Izambard, un de ses professeurs, le guide sur la voie de la poésie dans laquelle le jeune Arthur Rimbaud, qui veut devenir Parnassien, s’oriente.

Lettre de Rimbaud à Théodore de Banville (poète Parnassien)
Cher Maître,
Nous sommes aux mois d’amour ; j’ai presque dix-sept ans, l’âge des espérances et des chimères, comme on dit. - et voici que je me suis mis, enfant touché par le doigt de la Muse, - pardon si c’est banal, - à dire mes bonnes croyances, mes espérances, mes sensations, toutes ces choses des poètes - moi j’appelle cela du printemps...
J’aime tous les poètes, tous les bons Parnassiens, - puisque le poète est un Parnassien, - épris de la beauté idéale ; 
Dans deux ans, dans un an peut-être, je serai à Paris. Je serai Parnassien ! - je jure, cher maître, d’adorer toujours les deux déesses, Muse et Liberté.
 -
Arthur Rimbaud.»
Dans cette lettre, le jeune Arthur Rimbaud déclare très clairement adorer la poésie, il fait part à son ami et maître de sa volonté de devenir membre actif du Parnasse. Il n’a que dix-sept ans.
La guerre de 1870, entre la France et la Prusse, le rend antimilitariste. Il fait alors sa première fugue à Paris où il devient journaliste. Il est arrêté et conduit en prison. Il sera libéré quelques jours plu tard pour être ramené chez sa mère.
Il commence une longue série de fugues et de nombreux allers-retours entre Paris et Charleville. En 1871, Arthur Rimbaud prend parti pour la Commune. Il adresse à Georges Izambard et Paul Demeny ses fameuses Lettres du voyant,” et décide d’être poète.

Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant.

Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu ! - Puisqu'il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu'aucun ! Il arrive à l'inconnu.

C‘est en septembre 1871 que Rimbaud rencontre Verlaine à Paris, lequel, à 26 ans, vient de renoncer à ses débauches et de se marier. Verlaine, qui a lu ses poèmes, lui a envoyé l’argent pour faire le voyage jusqu’à Paris. Entre les deux poètes s’établit une relation orageuse et mouvementée.

Leur liaison tumultueuse fait scandale dans les cafés parisiens où Arthur Rimbaud, ivre comme Verlaine, qui a recommencé à boire et a quitté le domicile conjugal, insulte les écrivains. Lors d’un dîner rituel, Rimbaud lira devant tout le Parnasse son poème Le Bateau Ivre qui soulèvera un enthousiasme général.

Les amants mènent une vie d’errance entre la France, l’Angleterre et la Belgique. Ils vont, viennent, se disputent, jusqu’à la rupture, lorsque le 10 Juillet 1873, Verlaine, ivre, blesse Rimbaud au bras d’un coup de pistolet parce que celui-ci ne veut plus partager avec lui son errance, et se retrouve en prison pour deux ans (c’est là que Verlaine prépare les poèmes du futur recueil intitulé Sagesse). Pendant ce temps, Rimbaud publie Une saison en enfer, recueil qui sera imprimé en Octobre 1873; il croit avec cette dramatique confession accéder à la gloire mais l’accueil est glacial. Il continue ses vagabondages, termine Illuminations.

Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs !
Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi ?
Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons.
Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?

Découragé, il renonce à la littérature. Une page est tournée, c’est l’adieu à la poésie. Il n’a que 19 ans, il rêve l’aventure et il commence parcourir l’Europe à pied, en vagabond. « L’homme aux semelles de vent » comme l’appelle Verlaine, multiplie les voyages à travers l’Europe. Il apprend l’anglais, l’allemand et l’arabe. En 1876, il n’écrit plus ; il devient mercenaire, puis commerçant. L’Afrique l’attire; il y passera les dernières années de sa vie en tant que trafiquant d’armes. Fatigué, il reviendra en France atteint d’une tumeur au genou. 
Il meurt à Marseille le 10 novembre 1981, à l’âge de trente-sept ans.

sabato 1 novembre 2014

Les niveaux de langue 2


Les niveaux de langue (suite)


Le langage soutenu : Le locuteur veut s'exprimer non seulement correctement mais aussi avec distinction.

Le langage courant : le souci de correction reste présent, mais non la recherche.

La langage familier : le locuteur ne se surveille pas. Il emploie des mots ou des expressions qu'il écarterait, sans hésitation, dans des circonstances solennelles (officielles, publiques,...) ou même usuelles (courantes). Parfois on constate l'apparition de mots appartenant à l'argot.

Argot: langage familier et original inventé ou utilisé dans un milieu très fermé et dont de nombreux mots passent dans la langue commune.

Exemples : Gavé : tout plein

Tunes : de l'argent

Avoir la crève : avoir attrapé un rhume

Avoir la dalle : avoir faim

Ça caille : il fait froid

La langage populaire : le locuteur utilise une langue dont l'allure générale s'écarte de la langue soutenue. Il utilise ces tournures soit parce qu'il veut donner à son langage une allure populaire - par exemple pour marquer sa complicité avec son auditoire ,
 soit parce qu'il y trouve une forme particulièrement expressive,
 soit parce qu'il n'accorde aucune attention à la qualité de son langage.
Parfois même, il y glissera quelques mots d'argot.
Certaines expressions peuvent varier de niveau suivant le contexte ou l'intonation de voix ou aussi suivant l'âge des interlocuteurs.